Le digital, nouvel impératif pour le monde de l’automobile

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D'après une étude internationale récente, le monde de l'automobile a un nouvel objectif : le digital. A l'ère de la Big Data, le but est de centrer les priorités sur le consommateur, davantage que sur la machine.

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D’après une étude internationale récente, le monde de l’automobile a un nouvel objectif : le digital. A l’ère de la Big Data, le but est de centrer les priorités sur le consommateur, davantage que sur la machine.

Le leader de l’audit et du conseil, KPMG France, a publié en 2016 une étude relatant les opinions des dirigeants de l’industrie automobile ainsi que les tendances du secteur pour l’année à venir. Parmi les nouvelles priorités de l’industrie automobile, on retrouve le digital en première place. Car les nouveaux systèmes électriques ou hybrides ne sont plus au cœur des préoccupations premières et ils se positionnent dorénavant en deuxième place ; et cela bien que les constructeurs y investissent toujours largement, contraints de suivre les exigences législatives environnementales.

En réalité, avec l’essor des véhicules automobiles connectés et intelligents, le business model consiste maintenant à s’intéresser au client d’avantage qu’à la machine. Le but premier étant de répondre aux attentes actuelles et de fidéliser ainsi le client.

Le digital, une nouvelle ère pour l’industrie automobile

Le développement des capteurs, des logiciels, des systèmes et des interfaces de connectivité permettent aujourd’hui d’avoir un véhicule automobile intelligent et connecté. L’enjeu est de fournir des services personnalisés aux clients, toujours plus demandeurs de nouvelles technologies.

La voiture et l’informatique ont toujours été liées, mais le web prend désormais une place importante dans l’industrie automobile. On pourrait même supposer que les grands constructeurs deviennent prochainement les sous-traitants des géants de la toile tels que Google ou Apple. De récentes rumeurs s’étaient d’ailleurs propagées dans ce sens, annonçant l’entrée en production de la Google Car ou de l’Apple car. Une accélération qui constituerait un véritable bouleversement pour les constructeurs traditionnels de l’automobile.

Le véhicule serait, pour ces géants, un moyen de pénétrer autrement le quotidien de l’utilisateur et de le faire entrer dans son écosystème. Des systèmes d’exploitation info-divertissement ont d’ailleurs déjà fait leur entrée, le CarPlay d’Apple, le Windows in the car de Microsoft, ou encore l’Open Automotive de Google en sont des exemples. Les alliances avec les constructeurs sont donc incontournables pour intervenir dans le secteur car il y a un risque : que les constructeurs soient exclus dans le futur. La coopération se transformerait en compétition.

Les opérateurs télécoms se sont eux aussi introduits dans le secteur automobile. L’opérateur Orange a notamment développé des applications embarquées pour la musique, la radio, ou encore l’aide à la conduite. Pour les constructeurs automobiles, il est donc indispensable de garder une longueur d’avance et de constituer leur propre programme d’info-divertissement. Le but est de rester maître des données du véhicule en gardant la confiance des consommateurs.

Une offre davantage « customer centric »

Aujourd’hui, les constructeurs traditionnels doivent faire face à la concurrence accrue des entreprises technologiques qui entretiennent une relation client forte. Les dirigeants automobiles doivent désormais davantage développer les services qui favorisent la relation client, en plus de leur fournir un produit adapté à leurs besoins et à leurs attentes. Cette évolution dépend de la capacité technologique de l’entreprise.

La nécessité de développer de tels services répond en réalité à la tendance actuelle du Big Data, qui passe par la création d’outils permettant la gestion de bases de données volumineuses. La croissance de l’entreprise sera ainsi fondée sur les capacités d’innovation pour appréhender la révolution digitale, mais également pour apprendre à fidéliser le client.

L’enjeu est de taille, et l’est d’autant plus pour les constructeurs généralistes. Ces entreprises doivent se différencier par rapport à leurs nombreux concurrents sur le marché pour conserver la relation avec leurs clients. En effet, ils sont en général moins fidèles que les clients des constructeurs premium, qui eux tirent profit leur notoriété, de leur image de marque renvoyée aux clients.

Laurent des Places, associé KPMG, assure qu’au regard de l’évolution des technologies : « l’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un  »compte à rebours » qui s’enclenche ».

La croissance rapide du digital, ainsi que la montée en puissance des géants du web, poussent aujourd’hui les dirigeants automobiles à développer de nouveaux objectifs pour satisfaire les attentes de leurs clients pour ne pas sortir de la course.

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