Production viticole : la France redevient n°1 mondial

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A quelques jours de la sortie du Beaujolais nouveau, les chiffres concernant la production mondiale de vin confirment le retour de la France sur la première marche du podium.

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L’Italie avait ravi à la France, en 2012, le titre de premier producteur mondial de vin, avec un total de 40,8 millions d’hectolitres stockés dans ses cuves. Mais les estimations émises par l’organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) replacent cette année l’Hexagone en tête des pays producteurs, grâce aux 46 millions d’hectolitres engendrés en 2014, soit une hausse de 10% par rapport à 2013.

Concurrence mondiale

Si la France est réputée pour la qualité de ses appellations, la concurrence n’en est pas moins rude sur un marché qui génère des milliards d’euros de chiffre d’affaire. Les bordeaux, bourgogne, champagne et alsace, pour ne citer que les principales des 459 appellations qui font la fierté du terroir français, doivent aussi compter sur la présence d’acteurs tant traditionnels qu’émergents. Si le trio des principaux pays producteurs est complété sans surprise par l’Italie[i] et par l’Espagne[ii], certains outsiders, tels que la Chine, entendent bien se tailler une part non négligeable dans l’élaboration du précieux nectar. Se hissant au septième rang des pays producteurs, cette dernière, dont la quantité exacte de vin produite en 2014 n’a pas encore été révélée, place de grandes ambitions dans des domaines vinicoles à la pointe de la technologie.

Un contexte climatique prépondérant

Les variations du classement fourni chaque année par l’OIV ne s’explique pas seulement par les politiques volontaristes de certains pays attirés par le potentiel de« l’or rouge ». Comme tout produit tiré de l’agriculture, le vin et sa production sont extrêmement dépendants des conditions météorologiques. Déterminant tant la quantité que la qualité, le climat et ses aléas pèsent lourd sur le résultat final. L’Italie et l’Espagne ont d’ailleurs fortement pâtis des conditions médiocres de 2014, puisque la production transalpine a chuté de 16%, et celle de l’Espagne de 19%. La météo a donc relativement épargné la France, et même avantagé des pays comme l’Allemagne, qui enregistre une hausse de 16%, ou encore la Nouvelle-Zélande, qui atteint son niveau record avec une progression de 29%.

Un enjeu économique majeur

La consommation mondiale de vin devrait atteindre cette année les 243 millions d’hectolitres, dont la plus grande partie sera destinée au marché européen. Les Français, malgré un net changement de leurs habitudes, restent de grands buveurs et constituent les principaux consommateurs mondiaux de vin, avec une moyenne de 50 litres par habitant et par an. Le secteur occupe une place privilégiée au sein de l’économie française. La surface allouée à la vigne y dépasse les 755 000 hectares, et 30% de la production nationale est destinée à être revendue hors des frontières, ce qui en fait le premier pays exportateur au monde. Symbole de fierté pour des producteurs reconnus à l’international, les retombées économiques sont loin d’être négligeables, et ce sont en 2013 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui ont été réalisés rien qu’à l’export. Le tourisme viticole, ou œnotourisme, génère lui aussi de juteux profits et attire chaque année 10 millions de visiteurs.

La France redevient donc la patrie du vin, digne récompense d’une tradition ancestrale et d’un savoir-faire deux fois millénaire.

 

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