CIMV, la révolution des bioraffineries au service de l’économie circulaire

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Découvert depuis l’antiquité et utilisé comme pied de voûte de notre économie contemporaine depuis son industrialisation à la fin du XIXème siècle, le pétrole est aujourd’hui une ressource en voie d’extinction.

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Découvert depuis l’antiquité et utilisé comme pied de voûte de notre économie contemporaine depuis son industrialisation à la fin du XIXème siècle, le pétrole est aujourd’hui une ressource en voie d’extinction. Pourtant controversée et polluante, la consommation mondiale de pétrole est évaluée à 3,5 milliards de tonnes par an, avec l’impact que l’on connaît sur notre atmosphère.  

Parallèlement, chaque année, l’agriculture produit annuellement près de 4 à 5 milliards de tonnes de résidus végétaux (pailles; bagasse; etc.) associés aux productions alimentaires, renouvelables, donc parfaitement neutres en matière d’émission de carbone. Ces résidus végétaux sont dans leur très grande majorité, peu ou mal valorisés.

L’exploitation de ces coproduits (matière, intentionnelle et inévitable, créée au cours du même processus de fabrication et en même temps que le produit principal) permet de faire coexister les productions alimentaires et non alimentaires issues de la même filière agricole, en préservant les surfaces cultivables (« land use »). C’est ce qu’affirment Thiery Scholastique &  Michel Delmas fondateurs de CIMV (Compagnie Industrielle de la Matière Végétale), biorafinerie spécialisée dans le traitement et l’exploitation de ces coproduits.

La valorisation de cette biomasse, disponible immédiatement, est devenue un défi mondial, à l’heure où les alternatives crédibles au pétrole dans toutes ses applications semblent avoir du mal à voir le jour.

En bref – les bioraffineries c’est quoi ?

Les bioraffineries sont des dispositifs qui transforment la biomasse en biocarburant, chaleur ou bioénergie, mais aussi en produits chimiques à forte valeur ajoutée comme les biomatériaux, produits destinés à l’alimentation humaine ou animale, etc. L’objectif principal des bioraffineries est d’optimiser la valorisation de toutes les agro-ressources transformées.

Concrètement, que fait CIMV ?

CIMV est une bioraffinerie lignocellulosique, créée en 1998, qui recycle et exploite ces résidus de biomasse. La société propose des produits se substituant à des produits issus de la pétrochimie ou de ressources alimentaires utilisés originellement dans un grand nombre d’applications industrielles, comme de la pâte de cellulose destinée à l’élaboration de papier, ou de bioéthanol 2G, par exemple. La pâte de cellulose sert notamment aux biocarburants, bioplastiques et papier, la biolignine sert principalement à la conception de résines, colles, adhésifs, fibres de carbone, polyesters, etc.

Le matériel végétal utilisé dans ce procédé CIMV est non-alimentaire et provient de sous-produits agricoles (paille de céréales, de la bagasse de canne à sucre et de sorgho doux) ou de plantes à fibres (chanvre, lin, miscanthus, etc), mais peut aussi provenir de résidus forestiers. CIMV a consolidé sa technologie avec sept brevets internationaux et a commencé l’industrialisation de ses produits en 2014, grâce à la construction d’une usine de démonstration.

A ce jour, CIMV est la seule bioraffinerie qui peut utiliser ces processus pour générer de la lignine non détériorée et produire du glucose pur. CIMV est également la seule société capable de promouvoir une lignine sur une échelle pré-industrielle et à un très haut degré de pureté, a déclaré Latha Rani analyste de recherche chez Frost & Sullivan.

Une initiative suivie par quelques grands instituts de recherches et investisseurs précurseurs comme Pierre Falcone de Pierson Capital

Le développement de telles technologies ont été rendues possible grâce à la collaboration de CIMV avec plusieurs leaders comme Technip (ingénierie et construction pour l’industrie de l’énergie).

CIMV est la seule société à pouvoir mettre en place une technologie qui peut de façon optimale extraire ces trois principales composantes (la pâte de cellulose, la biolignine et le sucre en C5). A ce titre, CIMV a obtenu plus de 20 millions d’euros du projet BIOCORE de l’INRIA. CIMV participe également à deux autres projets européens: le Programme de recherche INNOBITE, où il fournit la silice, Biolignin™ et de la cellulose à tous les partenaires du projet ; et le projet européen BIOMIMETIC, où il fournit Biolignin™ de différentes matières premières à tous les partenaires du projet.

En marge des imitatives européennes, des hommes d’affaires, comme Pierre Falcone, chef d’entreprise et fondateur de Pierson Capital ont décidé de booster le développement de la société avec des investissements, des investissements sur l’avenir. Pierre Falcone croit plus que jamais aux bioraffineries comme CIMV.

L’homme d’affaires a déjà investi dans l’entreprise qu’il juge à la fois responsable dans la conception de ses produits et éthique de développement, mais aussi indispensable pour se substituer aux énergies fossiles non pérennes, écologiquement et économiquement.

Une belle entreprise, à suivre de près.

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