Valeo : un bilan positif pour Jacques Aschenbroich

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Jacques aschenbroich valeo

Le 18 février dernier, Jacques Aschenbroich directeur général de Valeo était nommé président-directeur général du groupe. Avec une croissance de 14 % du chiffre d’affaires pour l’année 2015, au-dessus de celle du marché, le dirigeant tire parti d’un bilan très positif depuis sa prise de fonction au sein de l’entreprise en 2009.

Une nomination stratégique

Jacques Aschenbroich, a su mettre à profit une carrière et une expérience internationale dans l’industrie. Ingénieur au corps des mines, il est d’abord haut fonctionnaire et, en 1987 et 1988, conseiller technique pour les affaires industrielles au cabinet du Premier ministre avant d’intégrer le groupe Saint-Gobain. De 1988 à 1996, il dirige les filiales de l’entreprise française au Brésil et en Allemagne puis obtient la présidence de la branche vitrage et est, de 2001 à 2008, directeur général adjoint du groupe. Ce père de trois enfants de 61 ans qui parle parfaitement l’anglais, l’allemand et le portugais est par ailleurs président du conseil d’administration de l’historique École nationale supérieure des mines de Paris.

L’année 2009 représente l’opportunité d’un tournant dans sa carrière. Le groupe français Valeo, leader des équipementiers et partenaire de tous les constructeurs automobiles dans le monde subit comme tout le secteur la crise économique. En désaccord avec le fonds d’investissement américain Pardus, principal actionnaire du groupe avec le Fonds stratégique d’investissement, le P-DG Thierry Morin est évincé. Lui succèdent alors Pascal Colombani, président du conseil d’administration et Jacques Aschenbroich à la direction générale.

Des réformes efficaces

Aschenbroich amorce dès lors une nouvelle stratégie de croissance du groupe. Il s’agit de miser sur les technologies de réduction des émissions carbone en investissant dans la recherche et développement ainsi que de cibler les nouveaux marchés des pays émergents. L’Asie représente, de cette façon, 26 % des prises de commande du groupe aujourd’hui dont 20 % en Chine.

Le dirigeant réorganise également le groupe autour de 4 pôles pour gagner en rentabilité et réduire les frais administratifs. Le groupe se recentre autour des systèmes de confort et aide à la conduite, des systèmes de propulsion, des systèmes thermiques et des systèmes de visibilité. En misant surtout sur le premier pôle, Valeo atteint, en 2014, un chiffre d’affaire de 12,7 milliards d’euros et fait son retour dans le CAC 40, alors qu’elle en était sortie depuis 13 ans.

Des perspectives innovantes

La croissance du groupe est principalement due aux innovations et aux prises de risques de l’entreprise, 37 % des prises de commande actuelles se font en effet sur des nouveaux produits (1). Numéro un mondial dans l’assistance à la conduite, Valeo a su tirer avantage de la révolution digitale et investir dans les technologies de la « voiture autonome ». Proposant par exemple un système de stationnement autonome des véhicules par smartphone, la connectivité et les nouvelles technologies de puissance séduisent les constructeurs haut de gamme, à commencer par les Allemands comme Audi ou BMW qui constituent 30 % de la clientèle de Valeo.

Après l’annonce de cette nomination, Jacques Aschenbroich a déclaré qu’il était confiant dans l’avenir et pronostique pour 2016 « une forte croissance du chiffre d’affaires, supérieure à celle du marché, et une légère hausse de la marge« . Cela malgré ses récentes déclarations sur le poids trop lourd des charges sociales en France. Pascal Colombani qui a, quant à lui, atteint la limite d’âge pour présider Veola a confirmé à l’issue du conseil d’administration : « J’envisage avec confiance l’avenir de Valeo dans sa nouvelle configuration de gouvernance » (2). Un optimisme sans faille que 2016 ne devrait pas refroidir.

(1) source : challenges

(2) source : boursedirecte.fr

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