Portrait de Interview de Corinne Namblard
Interview

Interview de Corinne Namblard

fondatrice et PDG d'Infra & P.E. Conseil

Nous en faisions le portrait plus tôt dans l’année, cette fois nous avons eu l'occasion de la rencontrer : Corinne Namblard, fondatrice et PDG de la société de conseil INFRA & P.E. Conseil, reconnue comme acteur majeur en private-public partnerships (PPEs). C’est également une conférencière aguerrie. Elle est notamment intervenue à la tribune de l’UNECE (United Nations Economic Commission for Europe) à Genève ainsi que dans le cadre d’autres conférences internationales comme le National Property Council en Australie ou Investing in Infrastructure Assets en Australie

Nous revenons avec elle sur son actualité récente.

Corinne, qu’étiez-vous en train de faire ces derniers mois ?

Corinne Namblard : Début 2015, j’ai accepté un mandat de conseil très intéressant pour une entreprise privée australienne qui gère une plateforme de trading des droits d’utilisation de l’eau (Water Rights). Cette entreprise avait plusieurs projets innovants en cours, y compris la mise en place d’une plateforme de trading de droits de l’eau aux États-Unis. Avec la participation de conseillers financiers et juridiques australiens, nous avons proposé de structurer un Fonds Eau comportant plusieurs compartiments d’investissement qui a obtenu l’autorisation du conseil d’administration. Pourtant l’entreprise a décidé de différer la mise en œuvre de ce projet et donner priorité au projet aux États-Unis, ce qui est bien compréhensible étant donné la sécheresse dramatique que connait actuellement l’Ouest américain.

Et plus récemment ? Depuis votre retour à Paris ?

Corinne Namblard : Depuis fin mars, j’ai assisté à quelques conférences Infrastructure de haut niveau, en particulier Dialogue Capital à Berlin en juin. De plus, j’ai été invitée à collaborer à la rédaction de plusieurs publications. Je fais actuellement partie d’une équipe projet dirigée par Marc Frilet (FRILET Avocats et membre fondateur du Global Construction & Infrastructure Legal Alliance) qui rédige les nouvelles normes et la charte PPP Partenariat Publique Privé pour la Commission Économique des Nations Unies pour l’Europe (UNECE PPP). Notre contribution se concentre sur la rédaction  des normes ZTC, Zéro Tolérance Corruption dans les processus d’appels d’offres PPP. Ce sera un document de référence important.

Par ailleurs, je continue de chercher des mandats de conseil en Europe pour des intervenants et fonds privés, toujours centrés sur les questions de capital-risque et capital-développement et les infrastructures.

On m’a dit que vous êtes actuellement en mission de conseil pour une start-up ?

Corinne Namblard : Oui c’est passionnant. Je conseille une start-up française, l’Imagerie Volante, “Experts Drones & Data” J’ai été tellement impressionnée par leur offre de services et savoir-faire que j’ai décidé d’investir et de structurer leur recherche de financement et future levée de fonds. Je crois que les applications Drone + Data pour le secteur de l’infrastructure sont sans limites. Je ne manquerais pas de vous tenir au courant…..

Cela semble prometteur ! Et vos rôles de conseil ?

Corinne Namblard : Mon retour en Europe m’a amené à démissionner du conseil d’administration d’UNISA. À contrecœur, puisque l’Université de South Australia, une des 10 meilleurs universités de moins de 25 ans, est en pleine croissance, et met en valeur des synergies actives entre le monde universitaire et le monde des affaires, même au-delà du battage publicitaire habituel. Il n’était plus possible de contribuer à distance étant donné le rythme de prise de décisions stratégiques à prendre sur place.

En revanche, j’ai conservé mon rôle auprès de la Heart Foundation parce que je me suis proposée de réaliser pour eux une analyse comparative sur le financement de fondations au plan international.

Dernier point mais pas le moindre : vous vous souvenez peut-être que différentes allégations ont été faites contre moi en 2009 en Italie. Ces allégations sur fond de querelles politiques locales ont été largement relayées et déformées par les médias alors que j’étais en Australie, ce qui m’a conduit à démissionner du conseil d’administration de Quantas Aiways afin d’éviter des polémiques inutiles. Je suis très contente aujourd’hui de dire que les faits sont désormais prescrits. Ma candidature a d’ailleurs été tout récemment ‘approuvée’ officiellement par le gouvernement australien et j’ai été invitée à rejoindre le réseau BoardLinks.

Maintenant que je suis de retour en Europe, je recherche des rôles d’administrateur au sein de comités et conseils d’administrations.