Lorsque les grands patrons s’emparent de Twitter

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Outil de communication incontournable pour les grands dirigeants outre-Atlantique, Twitter séduit de plus en plus de patrons français.

Le site de micro-blogging offre des avantages certains pour un grand dirigeant d’entreprise. Gagner en réactivité, surveiller l’évolution de son image, suivre ses partenaires, mais aussi ses concurrents, le tout en temps réel, font partie des profits tirés de l’utilisation de Twitter. Dans ce domaine, certains patrons se montrent beaucoup plus actifs que d’autres, comme l’illustre le dernier baromètre mis en ligne par le site Digital Bosses.

Un top 20 très révélateur

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Ce classement, qui est réactualisé tous les deux mois, se base sur différents critères permettant d’évaluer la présence et l’impact d’une personnalité sur le réseau social. Sont ainsi pris en compte le volume de tweets effectués dans le mois, le nombre de fois où le dirigeant a été mentionné, ou encore l’importance de la communauté suivant et commentant les messages postés par l’intéressé. Dans ce classement, les grands communicants, les journalistes, mais aussi les professionnels du Web se taillent la part du lion. Mathieu Gallet, président de Radio France, Dominique Delport, patron d’Havas Média, et Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France, occupent les trois places du podium. En dehors de la sphère des médias et de l’écosystème Internet, aucun grand patron issu d’un secteur plus « traditionnel » ne figure dans ce top 20.

Eviter qu’un fossé ne se creuse

Ce constat, suscité par l’examen des derniers résultats mis en ligne, incite les auteurs de ce baromètre à prêcher en faveur d’un usage plus étendu de Twitter par les grands patrons français, quel que soit leur secteur d’activité. C’est pour cela que des membres du collectif Tweet Bosses ont animé, lors de la dernière université d’été du Medef, des ateliers dans le but de familiariser les dirigeants à l’usage de la plateforme et de les sensibiliser à l’impact positif d’une présence en ligne. Car les intérêts sont nombreux ! Ils vont de l’échange d’information au suivi des clients, plaçant l’entreprise au cœur d’une actualité sans cesse mouvante et qui se doit d’être surveillée de près. En contrepartie, un grand patron qui se passerait de Twitter risquerait de tomber dans l’indifférence, entrainant de lourdes conséquences pour son image et celle de son entreprise.

Communication 2.0

tweet-bossesL’ampleur de la tâche à accomplir est encore grande pour les apôtres du tweet, et il faudra avant tout susciter l’intérêt des patrons vis-à-vis d’une technologie que certains ne maitrisent pas. Pas évident, pour les plus technophobes, de jongler avec les arobases, les hashtags, les ReTweets et les abréviations qui pullulent sur le site. Et beaucoup de dirigeants ont tout simplement peur de poster un message maladroit, qui fera certes le buzz, mais à leur dépens. Pour Nicolas Bordas, initiateur du projet Tweet Bosses, il y a urgence à mobiliser tous les acteurs du monde de l’entreprise. En effet, moins de la moitié des sociétés du CAC 40 communiquent via Twitter, tandis que 82% des entreprises américaines issues du Fortune 100 y sont actives.

A l’heure où les réseaux sociaux occupent une place prépondérante dans la communication d’entreprise, une sensibilisation accrue de leur usage auprès des grands patrons ne pourra que s’avérer payante pour l’économie française.

 

Commentaires

  1. adrien Mauldaut says:

    Twitter s’est imposé comme le fil d’informations incontournables. Ne pas y être présent pour une personnalité revient (presque) à disparaître de la sphère publique. De plus, le site de micro-blogging sert maintenant de référence pour les déclarations. Pour le pire et le meilleur. Seules quelques rares personnalités dont l’autorité est incontestable peuvent l’ignorer. Mais attention à ce qu’on y écrit.

  2. Géraldine Nabout says:

    C’est une nécessité aujourd’hui pour les personnalités publiques. La meilleure façon de réagir rapidement et donc de pouvoir être présent dans les médias. Parfois pour le pire.

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