Quelles évolutions pour le cours de l’or en période de coronavirus ?

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États confinés, entreprises à l’arrêt, défauts d’approvisionnement… Les marchés s’affolent, et à raison. Selon les recherches de l’Organisation de coopération et de développement économiques (l’OCDE), des croissances négatives sont encore à prévoir à travers le globe. Si les conséquences sont évidentes pour les sociétés, les valeurs refuges en souffrent également. L’immobilier est en général la première valeur refuge à laquelle on pense… mais l’or n’est pas à oublier ! Et l’évolution récente de son cours est très instructive pour comprendre l’évolution des marchés.

Un marché instable

De nombreuses matières premières, qui semblaient jusqu’alors à l’abri de la conjoncture mondiale, ont entamé une chute qui s’avère de plus en plus inquiétante. C’est le cas du cours du cacao par exemple : malmené par la crise du Covid-19, il inquiète légitimement le continent africain. De même, le platine est tombé à son plus bas niveau depuis 2002, alors que le palladium s’effondrait le même jour, perdant près d’un tiers de sa valeur en une semaine. Le baril de pétrole quant à lui est à son point le plus bas depuis 18 ans…

Dans cet état de panique économique, les marchés ont plus que jamais besoin de la stabilité de l’or, la valeur refuge par excellence.

L’or tient le coup

Depuis fin janvier, la demande en or a fortement augmenté. Le métal jaune rassure, notamment sous sa forme physique, et ce, quelle que soit l’époque ou la crise… en tout cas jusqu’à aujourd’hui. En effet, si la tendance globale de l’or est à la hausse depuis quelques mois, elle n’est pas pour autant une garantie inébranlable.

Le marché aurifère dispose ainsi d’acheteurs fidèles (particulièrement en France) qui souhaitent investir dans une valeur considérée sûre. On trouve également de nombreux propriétaires d’or actuellement enclins à revendre une partie de leur stock en échange de liquidités. A la fin du mois de février, le cours de l’or atteignait un pic avoisinant 50.000 euros le lingot. La bonne dynamique se poursuivait jusqu’à début mars, avant de subir une instabilité comparable au reste des marchés financiers.

Depuis, le confinement a eu raison de l’activité économique de la majeure partie des pays d’Europe. Grâce à l’aide des États, les entreprises, petites et grandes, tentent de survivre, engendrent naturellement des pertes ainsi que la chute des bourses à travers le monde. Naturellement, cela a conduit à la liquidation de nombreux actifs, l’or n’y faisant pas exception.

Un cours de l’or en montagnes russes

Le cours de l’or subit dernièrement un évolution en dents de scie. Pour l’analyste d’UBS Joni Teves, ce fut « une énorme surprise », et depuis, les cours font les montagnes russes. L’or conserve malgré tout une valeur avantageuse et investir dans le métal jaune reste encore un investissement rentable. Une bonne nouvelle pour les investisseurs à travers le monde, mais surtout pour les grandes compagnies minières.

La plupart d’entre elles sont basées au Canada, à l’instar de Barrick ou Kinross, mais également en Afrique du Sud comme AngloGold Ashanti ou Gold Fields. Il ne faut pas non plus mettre de côté les grandes sociétés Russes telles que Polyus Gold, Polymetal international, GV Gold  ou encore l’Ural Mining & Mettalurgical Company, l’entreprise d’Iskander Makhmudov géante de l’extraction de cuivre et qui produit également de l’or.

L’or reste une valeur relativement sûre pour les États, mais également pour les particuliers. Il est cependant recommandé à ces derniers d’être prudents. En cette période inédite, il est plus judicieux de diversifier ses placements plutôt que de tout miser dans une seule valeur. Même si elle vaut de l’or !