Pieux Ouest, au fondement de tous chantiers

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Depuis sa création en 1979, l’entreprise tourangelle spécialisée dans les pieux de chantiers a participé à 7500 constructions à travers la France.

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Pieux Ouest, c’est l’histoire d’une entreprise familiale détenue par les Goudenège : Max, le père, fondateur aujourd’hui retraité, Françoise l’épouse et actuelle P-DG, et leur fils Olivier, directeur technique. Depuis 37 ans, la PME comptant une trentaine d’employés a participé à quelques 300 chantiers par an, principalement sur la façade ouest de la France, ainsi qu’en Ile-de-France et dans le Nord. En 2014, elle affichait un chiffre d’affaires de 10 754 000 euros et se classait au 14ème rang des entreprises de BTP de la Touraine.

Pieux Ouest : une société trentenaire bien implantée

Max Goudenège a débuté sa carrière en 1964 aux Ponts et chaussées, suite à sa sortie de L’École spéciale des travaux publics du bâtiment et de l’industrie (ESTP). Recruté en 1967 dans l’entreprise Paumelle, il contribue à l’élaboration des premiers pieux à tarière continue, et est notamment impliqué dans la construction de voussoirs préfabriqués pour les ponts de Courbevoie et de l’Ile de la Jatte à Neuilly-sur-Seine.

Ces pieux permettent d’éviter les éboulements en remplaçant la boue par l’outil lui-même tandis que le bétonnage est effectué à travers la tarière. En comparaison avec la traditionnelle technique des pieds battus, ils parviennent à forer plus en profondeur, avec une logistique et des équipes allégées, et donc un coût de revient inférieur.

Gravissant rapidement les échelons de l’entreprise jusqu’à être nommé directeur de l’agence de Tours, à la tête de 35 départements, l’ambitieux Max Goudenège veut gagner en indépendance et demande à être filialisé. Face à un refus, il prend son envol en 1978 et fonde, l’année suivante, Pieux Ouest.

De la cage d’ascenseur aux ouvrages d’envergure

Dans un secteur très concurrentiel, la petite entreprise de Max Goudenège se distingue autour de deux spécialités : le pieux à tarière creuse et les micropieux. Le premier, utilisé pour des forages en sols durs, représente 80% des commandes. Pieux Ouest a ainsi permis d’ériger des établissements allant de la plate-forme frigorifique du Havre, à l’usine SAFRAN d’Itteville, ou encore au pôle cancérologie du CHU de Poitiers.

Les micropieux, 20% de l’activité de l’entreprise, sont utilisés dans la construction de maison individuelle ou dans des chantiers très exigus comme les cages d’ascenseur, le matériel étant plus compact. Une équipe est affectée quasiment en permanence à ces travaux auprès de particuliers et répond à une demande d’environ quarante constructions par an.

A la manœuvre sur le chantier du tramway de Tours

Tours-Bâtiment tramway (4)Fort d’un parc matériel varié, l’entreprise a répondu à l’appel sur des chantiers à haute technicité, tel que celui des caves de champagnes de Pommery, à Reims, où des forages de 25 mètres de profondeur ont pu être réalisés. Elle a aussi participé à la rénovation des gradins du stade Robert Bobin à Bondoufle, où les foreuses ont été déplacées en permanence de gradin en gradin grâce à une grue mobile.

En 2011 et 2012, Pieux Ouest a été chargée de l’ensemble des fondations des poteaux porte-caténaires du tramway de Tours, s’adaptant à des conditions contraignantes : travail en pleine voirie, nombreux réseaux enterrés, zone fortement urbanisée… Comme le chantier s’étendait sur 10 kilomètres, 22 petits chantiers ont dû être déployés afin de monter, au total, 265 pieux.

Les Goudenège, créateurs de leurs propres machines

La force de frappe de l’entreprise, c’est de participer à la création de ses propres outils de production. Elle dispose ainsi de 12 ateliers à tarière creuse, comprenant des foreuses d’une puissance de 450 chevaux. Pieux Ouest a aussi développé des machines électriques et des « satellites », des têtes de forage déportées qui s’ancrent dans le sol, commandées par un pupitre indépendant avec une source d’énergie hydraulique.

En poursuivant son travail de modernisation en partenariat avec la société Equipements des machines de l’Ouest (EMO), Pieux Ouest s’est dernièrement lancé dans le développement de foreuse de troisième génération. Ces engins utilisent une motorisation Diesel et des composants hydrauliques et mécaniques, ce qui permet d’ores et déjà de réduire la consommation de carburant 47 L/h à 23 L/h, ainsi que les nuisances sonores.

37 ans que la société de Max Goudenège a su évoluer, progresser et proposer de nouveaux procédés. Et il est fort à parier que, après avoir conquis l’Ouest, la petite entreprise tourangelle va continuer à bâtir une vraie success story au niveau national.

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