Objets connectés : start-up dans les starting block

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Japon, Inde, France : de jeunes ingénieurs révolutionnent le marché des objets connectés.

objets connectés

Les Google Glass ont ouvert le débat sur les objets connectés. Dans un marché qui pèse 14 milliards de dollars en 2014 et représentera 70 milliards en 2024(1), la concurrence est rude. De nouveaux acteurs, grâce à de nouvelles plateformes de financement notamment, changent la donne. Un David contre Goliath au pays des objets connectés. Tour d’horizon des start-up qui font la différence.

Qu’appelle-t-on un objet connecté ou wearable technology ? Ce sont des accessoires de la vie courante que l’on porte généralement sur soi : montres, lunettes, chaussures, T-shirt, bagues, bracelets etc. Leur particularité est d’être connectés et donc de permettre de contrôler son téléviseur à distance, de calculer ses calories dépensées ou encore son rythme cardiaque. Tout est possible ! Les objets se créent au gré de l’imagination des ingénieurs, designers et électroniciens des start-up du monde entier.

David contre Goliath

Nike-FuelBand

Nike Fuel

Google et Nike, géants du web et des accessoires, représentent les pionniers dans cette nouvelle économie. Or le monde des nouvelles technologies ainsi que la philosophie inhérente au web imposent une réflexion et offrent surtout des outils aux nouveaux acteurs. Le crowdfounding, ou financement participatif, est l’un de ces outils. Ainsi grâce à ces nouvelles techniques d’investissement, de petits groupes de créateurs au Japon, en Inde et en France se placent face aux géants de la Silicon Valley et leur font concurrence.

Innovation nippone

Organisateur du salon des objets connectés en mars dernier, le Japon veut faire oublier son échec sur le marché des smartphones et devenir un acteur incontournable de cette nouvelle économie. Les grandes industries ont commencé à s’y intéresser mais ne sont pas les seules. Des start-up innovantes telles que Logbar ou Moff Inc ont créé, l’un, une bague permettant de contrôler d’autres appareils à distance et l’autre, un bracelet pour enfant transformant les mouvements en jeux interactifs. D’autres acteurs veulent leur part du gâteau : l’opérateur télécom NTT Docomo et le spécialiste de la chimie Toray ont développé, de leur côté, un T-shirt qui peut mesurer l’activité cardiaque.

Calcul des calories à la mode indienne

Ce sont les calories qui semblent intéresser les entreprises indiennes. La start-up GOQii, par exemple, propose un bracelet connecté qui mesure les calories brûlées, la distance parcourue ou encore les habitudes de sommeil du porteur. Mais la nouveauté: les données sont envoyées et analysées par un coach à distance qui donne ensuite ses conseils via SMS. La jeune entreprise, Ducere Technologies, fondée en 2011, a imaginé des semelles et des chaussures connectées. Reliées à un smartphone via Bluetooth, elles guident ceux qui les portent en leur envoyant des vibrations et leur indiquent le nombre de calories brûlées en fonction de l’itinéraire choisi. De vrais services se créent et pourquoi pas des pistes de réflexion pour améliorer la vie des personnes handicapées ou malvoyantes. Les vibrations générées par ces chaussures notamment pourraient devenir de vrais guides pour les déplacements du quotidien.

Les objets connectés made in France

Et les Frenchies dans tout ça ? Deux start-up font la renommée de la France dans ce secteur : Withings et Cityzen Sciences. La première, fondée en 2008, a développé des traqueurs permettant de mesurer le rythme cardiaque ou le niveau d’oxygène dans le sang. L’autre, née la même année, prévoit de commercialiser des t-shirts équipés de micro-capteurs. Ce projet est soutenu par le ministère du Redressement productif, preuve que cette nouvelle économie ne travaille plus dans l’ombre.

Malgré cela, il faut tenir compte du fait que pour une grande majorité de Français (2), ces nouveaux objets ne font pas du tout partie de leur quotidien aujourd’hui. Autre bémol : ce marché est tributaire d’acheteurs qui se lassent très vite. En effet, un tiers des Américains possédant un produit portable ont cessé de s’en servir dans les six mois qui ont suivi l’acquisition, d’après une étude du cabinet de conseil Endeavour Partners, publiée en janvier 2014. Affaire à suivre !

(1) étude réalisée par le cabinet IDTechEx
(2) d’après un sondage réalisé en avril dernier par l’institut Pollingvox pour Orange, Terrafemina et l’AFP, 67% d’entre eux n’ont même jamais entendu parler des objets connectés

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