La première cabine de télémédecine ouvre en Bourgogne

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La résidence pour seniors Sairenor de Cluny parie sur l’innovation technologique et offre à ses résidents les premières télé-consultations.

C’est au cœur de la Bourgogne que vient d’ouvrir la première cabine de téléconsultation médicale de France. La résidence senior du groupe Sairenor de Cluny a fait le choix de la modernité pour permettre à ses résidents un accès aux soins « on-line ».

Dans ce cabinet médical high tech, pas de docteur, mais de la technologie de pointe. Le concept : une cabine de télésanté ou « Consult-station » équipée d’un écran où s’affichent les instructions pour la réalisation d’un diagnostic, et d’appareils de mesure où les patients peuvent mesurer leur tension artérielle, leur poids, ou le taux d’oxygène dans leur sang…

Un suivi à distance par le médecin traitant

Ces données sont reliées à un site internet ce qui leur permet de suivre l’évolution de leurs données en relation avec leur médecin traitant. «On aide la première fois, puis en cinq, dix minutes, le patient prend tout seul les mesures qui sont envoyées à son médecin traitant grâce au site jemesurveille.com», explique Ludovic Savariello, directeur général de Sairenor, au journal Le Figaro.

Ces Consult-stations sont en adéquation avec le concept du groupe Sairenor qui parie sur les nouvelles technologies pour veiller au bien-être et à la sécurité des personnes âgées de sa residence. Les logements sont équipés de capteurs qui enregistrent des données sur les habitudes de vie des résidents. Ces données sont reliées à un ordinateur qui les analyse et peut ainsi détecter des variations anormales et donner l’alerte si besoin.

Lutter contre l’isolement sanitaire

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Ces Consult-stations ont été conçues par la société H4D pour lutter contre l’isolement sanitaire dans des zones de désert. «La cabine joue plusieurs rôles. Elle rassure, elle identifie un espace médical dans un milieu isolé», explique Franck Baudino, le fondateur et principal actionnaire de H4D au Figaro. Ayant pratiqué comme médecin au Canada, en Australie, dans le Queyras, le Pdg de la jeune société française H4D s’est intéressé au problème des déserts médicaux. Les Consult-stations apportent une solution efficace à ce problème, et séduisent donc de plus en plus de collectivités et d’entreprises.

La télémédecine présente également un intérêt économique majeur, permettant de réduire considérablement les coûts. La société H4D a déjà enregistré plus de 40 commandes de mairies, hôpitaux, pompiers, etc.

Des coûts significativement réduits

Pour le service complet, cabine et abonnement, le coût pour Sairenor est de 2700 euros par mois pendant trois ans. Après cinq ans de recherche, développement et démarches administratives pour obtenir un agrément, la société H4D est sur le point de passer en phase de production industrielle.

Aux Etats-Unis, des centaines d’entreprises de toutes tailles recourent aujourd’hui aux services de la télémédecine à travers leurs compagnies d’assurance pour réduire les coûts médicaux. Ils proposent à leurs employés un accès à des services de télé-santé 24 heures sur 24. La compagnie d’assurance WellPoint s’est ainsi associée à American Well, une compagnie de télé-santé basée à Boston, pour offrir des services à 3,5 million de ses assurés l’année dernière et prévoit de l’étendre à 32,5 millions d’autres assurés dans les 12 à 18 prochains mois, rapporte le journal Business Week.

La télémédecine reconnue en France depuis 2009

télémédecine

En France, la télémédecine, a été officiellement reconnue et définie par la loi HPST – Hôpital, patients, santé, territoire – du 21 juillet 2009. Un décret d’application a été publié au Journal officiel le 21 octobre 2010.

La société H4D, et la télémédecine en général, sont promises à un développement considérable en France dans les prochaines années, tant pour lutter contre l’isolement sanitaire que pour réduire les coûts de santé.

Commentaire

  1. Anna Lloris says:

    Une innovation intéressante. On espère néanmoins que le but à terme n’est pas de réduire le nombre de médecins.

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