Jordan Belfort, le « loup de Wall street » bientôt au cinéma !

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Figure idiomatique du monde de la finance des années 1990, Jordan Belfort incarne à lui seul la caricature du trader fou, déconnecté du monde réel et vivant dans une démesure outrancière. Ferrari, Lamborghini, yachts, hélicoptères, jets privés, maisons sur la plage, suites présidentielles dans des hôtels de luxe, vins millésimés, prostituées à 10 000 dollars la nuit, drogues en tout genre, alcool : il a tout eu mais aussi tout perdu. Rencontre avec celui qui l’on surnomme le loup de Wall street !

Jordan Belfort décroche son premier poste à l’âge de 23 ans au sein de la fameuse LF Rotschild. Sa tchatche légendaire lui permet rapidement de prendre du galon, et en à peine 5 ans, il acquiert une réputation sulfureuse. En 1989, il fonde sa propre compagnie, la Stratton Oakmont qui devient très vite l’une des plus grandes sociétés de courtage de New York.

Jordan Belfort ou vendre à tout prix !

Avec un millier de petits jeunes fraichement diplômés (voir pas diplômés du tout) de moins de 30 ans qui assènent à leurs clients les tirades bien apprises de leur gourou, l’objectif est simple : vendre à tout prix. Même si les stratégies commerciales sont éthiquement discutables, ça marche ! Les millions affluent dans une ambiance aux mœurs plus que dissolues. Alcool, drogues et sexe sont monnaie courante dans les locaux de l’entreprise.

Blanchiment d’argent, comptes dissimulés en Suisse…

Mais, très rapidement l’enrichissement rapide de la Stratton Oakmont attire la suspicion de la SEC (Security and Exchange Commission). En 1994, Jordan Belfort doit en quitter la présidence, les portes ferment deux ans plus tard. Après quelques années d’enquête, les faits sont là, blanchiment d’argent, comptes dissimulés en Suisse, démarches frauduleuses en tout genre, Belfort n’a plus le droit d’être courtier. Dans la foulée, le FBI l’envoie en prison pour une durée de 22 mois. Il se doit alors de rembourser environ 3000 clients floués, ce qui représente la modique somme de 250 millions de dollars.

Aujourd’hui repenti, Jordan Belfort a trouvé un moyen de rembourser ses dettes qui correspond bien à sa personnalité entreprenante tout en menant une vie plus modeste. Entre conférences, où il se targue de donner des conseils avisés en terme de business, techniques de persuasion et de stratégies de vente, il a écrit un roman autobiographique « Le loup de Wall street », surnom pour lequel il retire une certaine fierté. Il dépeint sa vie comme une épopée romanesque, qu’il qualifie lui-même de conte, on pourrait même dire de fable… à la morale cuisante.

Di Caprio sera Belfort !

Celui qui voulait tout et pour qui « trop » n’existait pas va avoir la chance de voir son histoire sur grand écran, un clin d’œil détonnant qui le place sur la même lignée que ces héros fictifs : Richard Gere dans Pretty Woman où Al Pacino dans le Parrain. Pour le coup, ce sera sous la direction de Martin Scorcese, que Léonard di Caprio interprétera la vie tumultueuse de ce « héros » des temps modernes qui s’est brulé les ailes en plein vol ! Voir la bande annonce.

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